Journée des AnciensCNDK  

 

 

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Le Collège de Kain

Etabli à Tournai en Belgique, à proximité de la frontière française, depuis 1836, le Collège Notre-Dame de la Tombe propose un enseignement secondaire général ouvert au monde contemporain et offre une perspective d'avenir à ses étudiants, dans le respect de l'autre et des valeurs chrétiennes.

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Anno 1836

 


 

 

Les origines

Aujourd'hui encore, la mémoire des Anciens, diverses traces architecturales dans et hors les murs témoignent de l'attachement historique au culte de Notre-Dame.

Une légende pieuse du XIIIè siècle est à l'origine du culte de Notre-Dame de la Tombe. Sous le règne de Saint-Louis, au lieu-dit "la Tombe", vivait une jeune fille qui se dévouait au service de sa mère. Les origines du CollègeLorsque celle-ci décéda, la jeune fille ne lui survécut que peu. La nuit qui suivit son inhumation à l'emplacement de la chapelle, la brave femme qui l'avait ensevelie fut éveillée par une grande lumière, au milieu de laquelle apparut la Sainte Vierge. Sur sa main vint se poser une colombe, sortie de la tombe de la jeune fille. La Madone emporta l'âme de la jeune sainte au paradis.

Le lieu-dit "La Tombe" était formé par un ancien tumulus (un grand tertre de terre servant de sépulture) que contournait un très ancien chemin de pèlerinage reliant Tournai au Mont-de-la-Trinité (actuellement Mont Saint-Aubert). Au XVè siècle, un oratoire fut construit par les confrères de Notre-Dame de la Tombe sur sur l'emplacement de l'ancien tumulus, et jusqu'aux XVII-XVIIIè siècles, le pèlerinage connut un succès croissant. Originaires notamment du Nord de la France, les pèlerins cherchaient à se nourrir et si possible à se loger dans une des nombreuses auberges des environs. L'une d'elles, à l'enseigne "Le Pèlerin", était une auberge et ferme où l'on élevait les moutons ; elle est devenue le Collège Notre-Dame de la Tombe.

La fondation

Dans les années 1830, l'Abbé Jean-Baptiste Debrabant était un jeune vicaire du diocèse de Cambrai. Portrait de l'Abbé Jean-Baptiste Debrabant Aboli par la Révolution, l'enseignement catholique commençait à se réorganiser dans le Nord de la France, mais il était destiné aux seuls garçons. Sensible à cette injustice, l'Abbé Debrabant accueillit d'abord quelques jeunes filles auxquelles il dispensa son enseignement. Puis, pressé par les familles, il fonda une nouvelles institution : Les Soeurs de la Sainte-Union des Sacrés-Cœurs, qui se répandirent bientôt en Belgique, en France, en Irlande et aux Amériques.

A la demande de l'Evêque de Tournai, Monseigneur Labis, il prit la direction de la paroisse de Kain, et poursuivit son œuvre d'enseignement en fondant l'Institut des Sœurs de la Sainte-Union pour les jeunes filles. En 1835, il rachète pour une somme symbolique l'auberge "Le Pèlerin", alors à l'abandon, et y fonde en 1836, après une rénovation sommaire, le Collège Notre-Dame de la Tombe.

Un collège épiscopal

Cours de gym dans la cour

L'établissement connaît un succès rapide auprès des familles de la région, mais aussi de France et de Flandre, qui souhaitent donner à leur enfant une éducation chrétienne. Constitué d'abord par les Frères de la Sainte-Union, le Collège voit son corps professoral s'étendre et se diversifier. Au programme des études : latin, français, histoire, géographie, mathématiques, physique, chimie, agriculture, instruction religieuse, dessin, musique, lecture, déclamation, civilité et politesse, langues vivantes et gymnastique.

De grands travaux sont aussi entamés : de vastes dortoirs, un bassin de natation, une salle d'étude, une chapelle, un oratoire au bout d'une cour de récréation agrandie, un quartier des professeurs, une salle des fêtes, un hall central, etc seront construits de 1870 à 1914. Les difficultés financières engendrées par les travaux ainsi que des difficultés de recrutement amènent cependant les fondateurs, dès 1879, à solliciter l'appui et à s'en remettre au patronage de l'Evêque de Tournai.

D'une guerre à l'autre

Pièce de théâtre jouée dans la Salle des Fêtes

Evacué durant la première guerre mondiale, le Collège doit se relever de la dispersion des professeurs et des élèves, de l'éparpillement des moyens. Mais la seconde guerre mondiale aura été la plus dommageable. Outre la destruction du bâtiment d'entrée lors d'un bombardement, l'occupation des lieux par les troupes alliées (qui en firent successivement un hôpital militaire, un centre d'hébergement pour troupes de passage puis un centre de démobilisation) entraîna de tels dégâts que seules restaient envisageables la démolition et la reconstruction de l'aile des salles d'études.

D'un siècle à l'autre

Voici une série de photos retrouvées du XXè siècle. Cliquez sur les images pour les agrandir.

Années 50

Le CNDK dans les années 50

Années 75

Thumbnail image

Inauguration du Hall Sportif

Le Bourgeois gentilhomme

Le Bourgeois Gentilhomme

Représentation théâtrale d'Harold et Maud

Harold et Maud

Représentation théâtrale de La guerre de Troie n'aura pas lieu

La guerre de Troie n'aura pas lieu

Représentation théâtrale de Cyrano de Bergerac

Cyrano de Bergerac

Représentation théâtrale de Cyrano de Bergerac

Cyrano de Bergerac

L'étude

L'étude

Démonstration sportive sur le terrain de sport

Démonstration sportive sur le terrain de sport

Démonstration au hall sportif

Démonstration au hall sportif

L'équipe de football

L'équipe de football

Le labo de langues

Le labo de langues

Programme des humanités traditionnelles

Programme des humanités traditionnelles

Le bulletin

Le bulletin

Présentation du bulletin

Présentation du bulletin

Vacances scolaires à Chamonix

Vacances scolaires à Chamonix

Fête de l'école

Fête de l'école

Fête de l'école

Fête de l'école

Fête de l'école

Fête de l'école

Années 2000

Avec les réformes pédagogiques qui multiplient les ouvertures d'options, avec le développement de l'école primaire, l'étroitesse des bâtiments devient une préoccupation récurrente. De nouveaux chantiers sont entrepris : sur le stade, on voit monter les murs de l'école primaire nouvelle, et une salle omnisports s'élève sur l'emplacement de la petite cour des cadets. Signe des temps : en 1977, un directeur laïc, G. De Saint Martin succède au dernier "supérieur" du Collège, l'Abbé Ameels. L'évolution de la société vide l'internat de ses occupants et rend obsolètes les infrastructures qui lui sont associées (piscine, dortoirs, douches, etc).

Pour se préparer à relever les défis du XXIè siècle — ceux notamment de la technologie, de l'ouverture à l'Europe et au monde — le Collège doit entamer sa reconversion : adapter ses infrastructures et sa pédagogie. Les anciennes douches accueillent des laboratoires de sciences, la chapelle se transforme : au rez-de-chaussée en salle de sports, à l'étage en bibliothèque. Dans les dortoirs, les alcôves font place à de nouvelles classes et à un centre cybermédia (CCM).

Le collège évolue, sans renoncer à son âme et à sa tradition : être un lieu d'une formation rigoureuse et d'épanouissement personnel, un lieu d'éducation aux valeurs chrétiennes dans un esprit familial et de respect.

N'hésitez pas à nous contacter si vous possédez des documents concernant l'histoire du Collège.